samedi, novembre 24, 2007

Son avion décolle

Aéroport, toujours… Aéroport encore. Les aéroports et moi, c’est une histoire de famille. Je les ai découverts, acceptés, apprivoisés et j’entretiens aujourd’hui, avec eux, une histoire passionnée d’amour et de haine.
Je le retrouve dans le seul café de l’aéroport de Beyrouth. Une tempête de sable a retardé son avion. Il a une heure à perdre. Ou à gagner. Une heure à partager avec moi. Je gare ma voiture de travers. Je cours pour ne pas perdre du temps. Je le vois de derrière. Je souris. Je me retiens. Je ne veux pas trop en faire. Je sais que les gens autour nous regardent. Que dans les aéroports, tout le monde s’ennuie, tout le monde s’impatiente et qu’une scène d’amour est toujours la bienvenue. Je le regarde. Je souris de la bouche, des yeux et surtout du cœur. Je lui serre la main. Il me chuchote des choses à l’oreille. Des trucs qui me font surtout rire. Il regarde sa montre en cachette. Je le vois. Je fais semblant d’être indifférente au temps. Il s’en va. Déjà. Je le laisse faire. Moi, je reste. Le temps de retrouver mes forces. Cette fois, je ne pleure pas trop. Enfin, pas devant lui. Je m’en vais. Je tourne en rond. Je ne veux pas rentrer chez moi. Je retrouve mes amies pour prendre un café. Elles parlent et je fais mine d’écouter. Je me sens trahie par le temps, la distance, les avions, le ciel, la vie. Je les déteste tous mais je les aime aussi. Je peux attendre. Ca en vaut la peine. Je me dis cent fois qu’amour de proximité ou amour à distance, je l’aime surtout et c’est l’essentiel.
Son avion décolle emportant avec lui le bonheur qu’il m’avait apporté. Son avion décolle, avec mon cœur, mes rêves et mes pensées.

1 commentaire:

Abu Sayyaf al-Andalusi a dit…

Nice blog. I am very worry about the future of lebanon. A post in my blog expalin it: http://elbaluartedeoccidente.blogspot.com/2007/11/lbano-al-borde-del-abismo.html
Good luck
I am praying for all of you.
Luis. Spain - UK